Une brève histoire du Dianabol

Le dianabol est un stéroïde androgène anabolisant classé comme
produit dopant depuis les années 1990 dans la plupart des pays du monde. Des
alternatives légales non stéroïdiennes permettent aujourd’hui aux sportifs et autres
bodybuilders de parfaire leur musculation, mais le marché du Dianabol est toujours
aussi florissant malgré les interdictions qui le régissent. Revenons sur l’histoire de ce
stéroïde.

Dianabol

Dianabol

Dans les années 1940, ce sont d’abord les athlètes soviétiques qui s’injectent
de la testostérone pour booster leurs performances aux jeux olympiques. Ce qui
conduit plusieurs médecins et chercheurs à synthétiser des dérivés de l’hormone
sexuelle mâle pour créer des anabolisants. En 1958, la firme pharmaceutique CIBA
met au point le Dianabol qui dérive de la testostérone et le commercialise comme un
tonifiant musculaire à des fins médicales. Le docteur John Ziegler est à l’origine de
ce produit dont le nom scientifique est le methandrostenolone qui sera
commercialisé sous le nom de Dianabol. La période qui suit devient l’âge d’or de ce
type de stéroïdes qui est très populaire dans le culturisme. Les athlètes américains
parviennent à des performances au niveau des sportifs professionnels de l’URSS et
accèdent à une toute nouvelle dimension de l’excellence sportive. Le bodybuilding ne
peut se passer de cette substance qui devient la norme pour les culturistes.

En France, le Dianabol est retiré en 1983 du marché pharmaceutique. Son
interdiction définitive n’intervient que dans les années 1990 après l’observation
d’effets désastreux sur la santé des consommateurs. Des effets secondaires assez
alarmants sont en effet constatés : problèmes musculaires, développement de
cellules cancéreuses, trouble hépatiques et dérèglements hormonaux. L’utilisation
de ce stéroïde androgène comme son nom l’indique est dramatique pour les sujets
féminins : une masculinisation de leur corps s’observe très vite ce qui conduit la
critique à très vite soupçonner l’utilisation de ce produit chez les athlètes féminines.

Des scandales sportifs aux anabolisants ont éclaté dans les années 1990. Par
exemple, aux jeux olympiques de Montréal en 1988, le canadien Ben Johnson bat le
champion du 100 mètres Carl Lewis. Le canadien fut ensuite contrôlé positif à un
stéroïde anabolisant, le Stanozolol. Ces produits ont été abolis dans le monde du
sport par la suite, mais il est de notoriété publique que leur usage est toujours
d’actualité pour booster les performances de sportifs de haut niveau. De plus, les
stéroïdes anabolisants ne sont qu’une gamme de produits de dopage, il en existe
bien d’autres qui circulent dans les salles de sports et les équipes olympiques. Les
comités olympiques effectuent pourtant des dépistages depuis 1968, et ces
stéroïdes sont bannis des jeux olympiques depuis 1976.

La prise de conscience du dopage aux stéroïdes anabolisants et notamment
au Dianabol est arrivée relativement tardivement quand on considère que des
pharmacies dans le monde en vendent toujours dans les années 1990, alors même
que des comités et organisations sportives les interdisent. La passion des
culturistes pour des produits anabolisants comme le Dianabol a pu retarder la prise
de conscience des gouvernements et des sociétés sur les dangers de telles
substances.

 

error: Alert: Content is protected !!